Il est ingénieur, directeur délégué du groupe Schneider Electric, mais il est aussi écrivain, chroniqueur, formateur, militant associatif. . . et business angel. Quand on lui demande comment il arrive à tout faire, il répond simplement qu'il a de la chance: «Depuis le CNAM(Conservatoire national des arts et métiers), quatre heures de sommeil par jour me suffisent.Je suis capable de dormir un peu partout. Un quart d'heure par-ci, vingt minutes parlà. . .»,affirme-t-il.De fait, une vraie chance pour celui qui, il y a environ cinq ans, est invité à rejoindre le Grand Jury de Challenge + (HEC Start-up).

Objectif de Challenge +: constituer un réseau de partenaires capables de soutenir une sélection de jeunes entrepreneurs. La formule lui plaît. À un point tel qu'il s'en inspirera pour créer, quelques mois plus tard, le réseau Invest'95, association à but non lucratif qui rapproche business angels et entrepreneurs dans le Val d'Oise. Pourtant, les motivations profondes d'Hervé Azoulay ne semblent pas être directement liées à l'argent ou même à l'esprit d'entreprise. Les vrais moteurs de ce curieux hyperactif semblent davantage liés au culte qu'il voue au fonctionnement en réseau, aux créations qui naissent de rencontres et du travail en commun. "Je n'ai pour l'instant que deux investissements à mon actif, mais j'étudie plusieurs dossiers. Mon activité en tant que business angel va sûrement s'accroître dans les années qui viennent», affirme-t-il, conscient que, à 57 ans, après quarante ans de vie professionnelle, il va bientôt falloir passer la main. Dans quel type de dossier prévoit- il d'investir'? «Dans les projets de nature industrielle. C'est dans ce domaine que se situent mes compétences et mes réseaux, c'est là que je peux espérer apporter quelque chose à un projet, mais aussi et surtout à lUl entrepreneur et à son équipe», affirme-t-il. Son évaluation des projets repose très largement sur son expérience, mais aussi sur la perception immédiate qu'il a d'un individu. «Le premier contact est très important. Et je me trompe rarement.» Rien à faire, quel que soit le sujet abordé, Hervé Azoulay revient toujours à l'homme. Et d'affirmer dans un sourire: «C'est peut-être ma façon à moi de rester humain dans ce monde de marge brute. . .»

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