Toutes les grandes fusions et acquisitions en courset à venirse traduiront, si on ne change pas de modèle, par des restructurations pénalisantes pour l'emploi. Ce seront les plus jeunes et les plus âgés qui en feront les frais. Le nouveau regard que nous porterons aura un rôle fondamental dans cette nouvelle économie devenue plus intelligente dans la création de valeur, mais hélas, qui nécessitera des effectifs moins nombreux. Le marché de l'emploi se déplacera vers ceux qui seront capables de créer de nouvelles , valeurs pour le client et vers les pays en voie de développement, principaux moteurs de la croissance économique dans les prochaines décennies. Dans ce nouveau contexte,l'intérêt des grandes entreprises ne correspond plus à l'intérêt de la nation, et de ce fait elles obéissent de plus en plus à leur propre " logique. Elles délocalisent leur production, se recentrent sur le coeur de compétence de leur métier, établissent des maillages internationaux et tiennent compte de la flexibilité du travail pour apporter une solution globale à des cIicnts cnmcinés dans Ic local. Comme toute avancée technologique, la nouvelle économic, avec ses fusionsacquisitions, créera et détruira de l'emploi cn même temps. Il suffira d'apprendre à gérer' dans le temps le décalage entre la création et la dcstruction d'emplois en prenant en compte la richesse fondamentale de l'entreprise: ses hommes et femmes. Dans cette nouvelle économie, la création de valeur au client est devenue un élément essentiel du développement de l'entreprise avec le partagc des richesses créées entre l'entreprise, le client, le personnel, les actionnaires et les partenaires. L'entreprise de demain s'apparentera à un système de copropriété où les hommes et les femmes seront rassemblés par convenance mutuellc, où I.'on ne rémunérera plus du temps de travail, mais du résultat collectif. C'est la raison pour laquelle le XXI. siècle favorisera les OPE plutôt que les OPA inamicales pour tenir compte de la dimension humaine, car il est évident que sans satisfaction du pcrsonncll'entreprise nc peut pas prospérer. Lcs dirigeants lc savent bien, mais rien n'e.st vraiment fait pour établir des relations de confiance face à l'incertitude engendrée, par..les.lUsionsacquisitions. Un personnel satisfait, confiant en ~.enij- qt..un personnel fidèle, motivé, tcsponsablc', capable de s'investir davantage si des diffiqdtés devaientsurvenir. . La richesse d'une entreprise provient de ses hommes et femmes, tout le monde en est convaincu. Mais hélas, dans le modèle comptable, ils sont tout simplement considérés comme des coûts et non pas comme une richesse. Il est d'ailleurs plus facile de réduire les coûts en jouant sur les effectifs que de créer de nouvelles valeurs en utilisant le capital immatériel. La valorisation des actifs immatériels d'une entreprise demeure rare et celles qui communiqucnt sur ce capital sont encore loin de faire' école! Les photos artistiques de leurs présidents sur les rapports annuels en disent bien long sur l'absence de volonté de communiquer sur ce qui fait la richesse d'une entreprise: l'évolution du savoir-faire, l'expérience cumulée,la satisfaction des clients et du personnel...

Texte intégral, Taille : 1039 ko - Dernières modifications : 26/06/2004